Interview

Rencontre avec Benoite Bourgeois, responsable d’affaires à l’Agence Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA) à Olivet et membre de GEO

 

La formation des adultes joue un rôle clé pour permettre à chacun et chacune de s’épanouir professionnellement et de trouver sa voie. Aujourd’hui, c’est avec énergie et enthousiasme que Benoite nous ouvre les portes de son parcours et nous partage son engagement au sein du Groupement des Entreprises d’Olivet (GEO). C’est parti !

Benoite, un parcours atypique

Parlez-nous de vous et de votre parcours.

Je m’appelle Benoite Bourgeois, j’ai 47 ans et mon parcours est plutôt atypique. Après une école de commerce avec une spécialisation en négociation commerciale, j’ai débuté ma carrière dans le secteur de la mode, en travaillant notamment pour Hugo Boss puis Chloé à Paris, dans le domaine du retail.

J’ai ensuite occupé pendant douze ans le poste de secrétaire générale d’une organisation professionnelle dédiée aux univers de la table et de la cuisine. Cette expérience m’a plongée au cœur du monde associatif, avec une forte dimension syndicale et patronale.

En 2019, j’ai quitté Paris pour poursuivre mon parcours professionnel en région Centre-Val de Loire. J’ai alors exercé comme chargée de mission pour une association de maîtres d’hôtels, puis j’ai assuré une mission d’assistance commerciale pour un cabinet d’expertise comptable.

Par la suite, j’ai rejoint le CREPI Loiret (Club Régional des Entreprises Partenaires de l’Insertion), où j’ai occupé le poste de directrice pendant trois ans. Aujourd’hui, je suis responsable d’affaires à l’AFPA d’Olivet (Agence Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes).

Cette arrivée à l’AFPA s’est faite de manière très naturelle : j’étais déjà partenaire de l’organisme dans mes précédentes fonctions, notamment dans le cadre du Village des solutions, une innovation sociale portée par l’AFPA, où nous faisions partie des premières structures en résidence.

Et aujourd’hui que faites-vous ?

Aujourd’hui, en tant que responsable d’affaires, je suis en charge du développement du marché privé ainsi que de l’activité CFA, que l’AFPA développe depuis 2019.

Originaire d’Orléans, j’y suis revenue m’installer en 2013, avec la volonté de trouver un poste local me permettant de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Ce retour aux sources a donné du sens à la suite de mon parcours et a naturellement orienté mes choix professionnels.

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’AFPA ? 

L’AFPA c’est l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes. 

C’est un EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial), créé juste après la Seconde Guerre mondiale pour accompagner la reconstruction de la France et former la main-d’œuvre nécessaire, notamment dans les métiers du bâtiment à ses débuts.

Aujourd’hui, l’AFPA est un organisme de formation présent sur l’ensemble du territoire français, avec plus de 120 centres de formation. Son objectif est d’être au plus près des personnes qui souhaitent se former, aussi bien dans les zones rurales que dans les grandes métropoles.

Avec plus de 6000 collaborateurs, elle forme à plus de 300 métiers dans les différents secteurs professionnels en réponse aux besoins de l’économie. L’AFPA est un des plus important organisme de formation en France. Notre offre s’articule autour de trois grands secteurs : le bâtiment, l’industrie et le tertiaire.

Quelles formations donne l’AFPA d’Olivet ?

Chaque centre de formation de l’AFPA possède une identité propre, définie en fonction des besoins du territoire. L’organisation est structurée à l’échelle départementale, avec une direction régionale, et le centre d’Olivet a la particularité d’accueillir cette direction sur son site.

À Olivet, nos formations sont principalement orientées vers les métiers du bâtiment, de l’informatique, de la logistique, de l’hôtellerie restauration, du tertiaire et aussi de la paysagerie (formation fleuriste). Cela représente une quarantaine de formations au total.

Le centre d’Olivet s’étend sur près de 5 hectares, ce qui en fait l’un des plus grands centres de formation de la région.

Quelles sont vos missions du quotidien ?

L’objectif principal de mes missions est de développer les formations en lien direct avec les entreprises. Cela concerne notamment les plans de développement des compétences des salariés, incluant le financement des actions de formation, mais aussi les offres courtes réglementaires comme les habilitations électriques, l’hygiène alimentaire ou encore les formations liées à la montée en compétences des équipes, qu’il s’agisse de modules courts ou de parcours plus longs.

J’interviens également sur des actions de formation mises en place dans le cadre de plans sociaux, de requalifications professionnelles ou de transitions de carrière. Avec mes collègues, je travaille sur l’ensemble des dispositifs de financement, notamment Transition Pro, ainsi que sur de nombreuses formations sur mesure, spécifiquement conçues pour répondre aux besoins des entreprises, en dehors du Plan régional de formation.

Je suis également impliquée dans les marchés répondant à des appels d’offres. Les entreprises peuvent soit venir à nous avec un besoin très précis pour un ou plusieurs salariés, auquel cas nous construisons une offre dédiée, soit s’appuyer sur les formations existantes. Ces formations sont ensuite proposées ici dans notre centre ou directement dans l’entreprise.

Mes missions couvrent ensuite l’élaboration des devis, la contractualisation, le conseil sur les financements, les relations avec les OPCO et le suivi administratif. Le pilotage du projet de formation, l’ingénierie pédagogique et la planification revenant au responsable de formation.

Concernant la partie CFA, j’interviens sur la gestion des contrats d’apprentissage, le lien avec les entreprises et la contractualisation. Si le recrutement des apprentis est assuré par d’autres collègues, mon rôle est de garantir une coordination transversale avec les entreprises afin que les parcours se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

Il s’agit d’un rôle qui nécessite une vraie prise de hauteur : le lien avec les entreprises est essentiel, tant pour le développement des formations que pour le bon fonctionnement du CFA.

Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?

Ce qui m’anime avant tout, c’est la relation humaine. Pouvoir apporter des solutions, permettre à chacun de trouver la sienne et accompagner les personnes de la réflexion du projet jusqu’à son déploiement concret.

Mon métier évolue chaque jour et me met en lien avec une grande diversité d’acteurs, ce que j’apprécie particulièrement. J’aime être cette courroie de transmission entre les entreprises, les équipes internes, les formateurs et les partenaires. Rien ne peut se faire seul : je ne peux pas exercer mon métier sans les responsables de formation, les formateurs ou les équipes d’accompagnement. Nous sommes tous un maillon d’une même chaîne, et c’est essentiel que les projets soient mis en œuvre dans de bonnes conditions.

Il y a également une forte dimension de suivi, pour s’assurer que l’accompagnement se poursuit et reste pertinent dans le temps, ainsi qu’une dimension partenariale très importante, notamment avec France Travail.

Le Groupe d’Entreprises d’Olivet et l’AFPA 

Comment avez-vous connu le groupe des entreprises d’Olivet ?

J’ai connu GEO lors de mes expériences professionnelles précédentes. En tant que directrice du CREPI Loiret, j’étais déjà familière des parcs d’activités et nous étions partenaires de nombreuses actions menées sur le territoire.

Lorsque j’ai démarré mon activité à l’AFPA, nos locaux étant situés à Olivet, j’ai naturellement gardé le lien avec GEO et notamment Rachel Hardy, présidente de l’association.

À l’AFPA, notre ambition est aussi de faire rayonner notre organisme de formation sur le territoire. Il m’a donc semblé naturel de m’engager en tant qu’actrice économique locale et de maintenir un lien fort avec le GEO. Le groupement des entreprises d’Olivet joue un rôle essentiel dans le dynamisme économique du territoire, notamment grâce aux liens qu’elle entretient avec la municipalité et aux actions qu’elle mène au service des entreprises. Le rayonnement fonctionne dans les deux sens : GEO nous apporte de la visibilité, et inversement.

Aujourd’hui, j’incarne ce lien au sein de l’AFPA et j’ai même rejoint le bureau de GEO il y a quelques mois.

Il n’y a pas de rôle défini de manière stricte : nous sommes une dizaine de membres au sein du bureau et notre mission collective est d’accompagner la présidente, Rachel Hardy, dans la conduite des actions. Chacun contribue à sa manière, que ce soit par le partage d’informations ou par la mise en œuvre d’actions concrètes aux côtés des autres membres.

En 2026 qu’est-il prévu ?

Le 15 janvier, GEO organise un événement convivial autour de la galette des rois. Cette soirée de rentrée a pour objectif de présenter le groupement, de favoriser les échanges entre membres et de développer la cooptation.

L’association propose également tout au long de l’année différents événements et actions en partenariat avec les acteurs du territoire. A venir : une visite de l’AFPA, une soirée jeux avec la Banque de France et des rencontres philo !

Qu’est-ce que vous souhaitez à GEO pour 2026 ?

Avant tout, de la convivialité. L’ensemble des membres s’engage bénévolement, et dans un contexte économique difficile, ces temps de rencontre sont essentiels. Ils permettent de recréer du lien, de raccrocher les personnes, de rencontrer de nouveaux membres et de faire vivre le collectif.

Je souhaite également davantage de reconnaissance pour GEO, afin que l’association puisse encore renforcer son rayonnement sur le territoire, ainsi que le développement de nouveaux partenariats pour l’accompagner dans ses missions. L’arrivée de nouveaux membres est aussi un enjeu clé pour continuer à faire grandir le groupement.

J’aimerais que les moments de rencontre continuent d’être de véritables temps de respiration, des espaces où l’on peut s’apporter mutuellement de nouvelles idées, de nouvelles perspectives, et ne pas se replier sur soi dans les périodes plus complexes.

Enfin, je souhaite que chacun et chacune s’empare des sujets, partage ses expériences, échange sur des problématiques communes et puisse trouver au sein de GEO un lieu d’écoute et de soutien, pour ne jamais se sentir seul.

Partage, reconnaissance, impact et développement : nous retiendrons ces quatre mots pour 2026.

Merci Benoite pour le temps que vous nous avez consacré. 

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